Vivre au Burkina Faso
En principe, rien de plus facile, on avance, un œil à droite un à gauche.
Montrant l'envie de traverser, les roulants vont s'arrêter même en dehors des passages piétons. Ici pas possible chacun pour soi c'est à celui qui passera avant l'autre.
Vous ne verrez pas un vélo, une moto, une voiture s'arrêter pour laisser passer un suicidaire qui le voudrait.
Les feux sont pris d'assaut, ce sera à qui le premier.
Si vous laissez cinquante centimètres, eux ils s'y mettront.
Où ils vont ! C'est la question à chaque fois ; pourquoi si vite ? Ils donnent tous l'impression qu'ils vont louper un métro, un train ou un rendez-vous peut-être ?
La police est là : sagement les usagers attendent le feu vert.
La police n'est pas présente : tous passent.
Une panne de courant : c'est bloqué et une mêlée de camions, voitures, motos, vélos,
et même les ânes qui s'en mêlent avec leurs charrettes chargées, plus les bus surchargés.
Les femmes sur leur vélo, avec des drôles de chargements sur leur tête.
Il y a aussi, les hommes tirant les charrettes avec plateaux charger de choses penchantes sur les côtés se mêlent à cette circulation déjà compliquée.
Alors ? Il faut prendre son temps, attendre que tous soient enfin passés et votre vie risque plus rien.
Vous redevenez important, que d'être happé et d'attendre plus de trente minutes les pompiers qui risquent malgré la sirène, d'avoir du mal à arriver.
Les routes noires ici sont les routes goudronnées et les routes rouges sont celles qui sont pleines de trous et de poussières.
Ici, voir des branches de verdures sur les rues ou routes indiquent un accident ou tout sera bloqué et restera en place jusqu'à l'arrivée de la police pour le constat où la plupart du temps chacun s'arrangera à hauteur de leurs moyens car les assurances étant trop chère pour eux.
Les voitures, sans ceintures de sécurité mises, circulent à gauche pour éviter les vélos, charrettes et motos qui ce doublent sur six files.
Les camions surchargés, sans lumières les nuits, polluant, fumant, klaxonnant passent comme des fous soulevant la poussière.
Le soir, la douche est nécessaire pour enlever cette couleur rose argile sur le corps.
Ici la nuit les gens roulent ou marchent sans lumières, ont dit qu'ils marchent à " l'habitude "
Ici beaucoup disent ! " C'est l'Afrique ! " " Ça va aller ! "
Ici c'est le Burkina Faso.
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Quelques Photos:
